Vers le Nord : Une magnifique aventure

Vers le Nord : Une magnifique aventure

Montréal, 29 août 2021

La Guilde s'est impliquée dans plusieurs aspects du monde de l'art et a joué un rôle majeur dans la création d'un espace pour les métiers d'art au Canada. Nos ancêtres ont su repousser les limites et remettre en question le monde qui les entourait. Elles avaient une soif de découverte et un désir d'offrir à tous la possibilité de s’exprimer. Depuis de nombreuses années, La Guilde est reconnue comme un lieu pour découvrir et acheter de l'art Inuit. En 1949, La Guilde était la première organisation à vendre de l'art Inuit au Sud lors d'une exposition exclusivement consacrée à l'art Inuit contemporain. Bien que La Guilde était à la tête de la promotion de la culture Inuit et du développement d'un marché pour leur art, elle ne pouvait être la seule à s'impliquer dans cette fascinante aventure artistique avec les Inuit. En consultant nos archives, nous avons pu mieux comprendre les événements qui ont conduit à la première vente d'art Inuit et au succès qui s’en est suivi.

*Les termes « Esquimaux » et « Indiens », utilisés dans les publications de l'époque, sont conservés afin de préserver l’intégralité historique des documents originaux provenant de nos archives, (voir la note sur les dénominations ci-dessous).

Vers le Nord : Une magnifique aventure

Pour mieux comprendre comment La Guilde a pu entreprendre ses aventures nordiques, nous devons nous pencher sur les premières rencontres avec les Inuit. Depuis le 18e siècle, les kablunait — baleiniers, commerçants (notamment la Compagnie de la Baie d'Hudson), explorateurs et missionnaires — ont traversé le territoire au cours de leurs expéditions. Comme lors de beaucoup d'autres interactions coloniales dans l'histoire, les Inuit ont été influencés par leur contact avec les Occidentaux et ont progressivement commencé à produire des objets pour échanger avec les nouveaux arrivants. Des miniatures sculptées en ivoire et en os, représentant des hommes, des femmes et des animaux, des petits jouets, des amulettes et des vêtements illustrant la vie des Inuit ont commencé à faire surface. Ces créations, pour la plupart de petite taille, étaient de nature utilitaire (outils, ustensiles, armes, etc.) plutôt qu'esthétique, quoique certaines étaient qualifiées d’« objets d’art » par quelques kablunait, notamment John Murdoch en 1881 (Swinton 1987, 119-120). La relation de traite s'est poursuivie tout au long du 19e siècle et pendant une partie du 20e siècle.

S'impliquer : Les premiers contacts de La Guilde

Dans ses efforts pour protéger et développer les savoir-faire existant à travers le Dominion, La Guilde a tenté d'établir des relations avec les gens du Nord, mais cette volonté était freinée par un manque d'accessibilité et de ressources financières. Dans l’espoir de surmonter ce défi, La Guilde a eu recours à l'infrastructure commerciale des kablunait, qui avaient accès aux communautés très isolées et pouvaient servir de liaison entre La Guilde et les Inuit. Tout comme le travail effectué avec les communautés des Premières Nations, nos fondatrices voulaient élargir leurs activités et y inclure les communautés Inuit. Tel que mentionné dans nos articles antérieurs, elles désiraient développer, promouvoir et préserver tous types d'artisanat. Les quelques sculptures en ivoire et en os qu'elles avaient eu la chance de voir témoignaient d’un savoir-faire qui se devait d’être préservé. Ce que nous trouvons complètement incroyable ici, c'est qu'elles ont reconnu ce potentiel et étaient déterminées à trouver un moyen de développer le marché pour rejoindre ces communautés. Après tout, leur mission était d’offrir des opportunités aux personnes vivant dans les régions éloignées afin qu'elles puissent vivre pleinement et dignement de leur métier.

Dès 1902, les expositions annuelles comprenaient des artefacts Inuit (malheureusement, nous n'avons pas trouvé d’images de cette partie de l'exposition). Nos documents d’archives indiquent que de petites sculptures en ivoire et en os étaient incluses dans l'exposition, de même que des lampes en stéatite (Home and Handicrafts, 1902). En 1911, La Guilde a offert un cadeau royal à l'occasion du couronnement de la reine Mary [voir les figures 1-3]. La lettre accompagnant le cadeau évoquait « un groupe intéressant d'exemples d'un nombre de savoir-faire, anciens et nouveaux, à la fois primitifs et cultivés, qui sont pratiqués par des artisans qualifiés de l'igloo des esquimaux à l'atelier de l'artiste » (Dédicace, 1911). Il s'agissait d'une illustration patriotique de ce que le Canada avait à offrir.

Diffuser l'information

En 1912, The Canadian Handicrafts Guild a invité l'explorateur norvégien Christian Leden à donner une conférence à Montréal. L'ethnomusicologue et compositeur était le premier à avoir enregistré un film dans la région arctique. « M. Leden revient tout juste de plusieurs mois passés chez les Esquimaux où il avait été envoyé par le roi et la reine de Norvège et par la University of Christiania pour explorer et recueillir des données ethnologiques parmi les amérindiens de l'Arctique » (Annonce 1912). La conférence, intitulée Les Esquimaux, leurs arts et leur artisanat, dépeignait son séjour en Arctique par des vues stéréoscopiques et des enregistrements phonographiques de chants et de musiques Inuit. Allant au-delà de son intérêt pour les sculptures Inuit, La Guilde souhaitait partager la culture des Inuit et faire connaître leur mode de vie. Il est important de noter que tous les articles et la documentation de l'époque ne qualifiaient pas les œuvres en question comme de l’« art ». Cependant, la plupart des publications et documents internes de La Guilde utilisaient ce terme, ce qui, à notre avis, en dit long sur la valeur et l'importance accordées par La Guilde au travail des Inuit. Les activités réalisées auprès des Inuit étaient une extension naturelle de la mission et de la raison d'être de l'organisation. Les activités éducatives étaient une partie intégrante de La Guilde, et cette conférence est un parfait exemple de la volonté de La Guilde d'inclure dans ses activités les expertises et les expériences des Autochtones, des immigrants et des artisans locaux (Peck 1929).
Bien que La Guilde avait des branches dans presque toutes les provinces, c'est la branche de Montréal et de Winnipeg qui étaient impliquées avec les communautés nordiques. Dans les années 1920, quelques articles publiés dans les journaux mentionnaient le désir de La Guilde d'entrer en contact avec plus d'artisans, mais soulignaient la difficulté d'accéder à ces communautés isolées, ainsi que la rareté des matériaux dans ces régions. Un article allait jusqu'à dire que « des sculptures esquimaux d'une grande beauté sont parvenues à La Guilde, et nous estimons que l'art de ces tribus nordiques ne doit pas être perdu » (Journal 1916). C’est dans cet état d’esprit que La Guilde a poursuivi ses efforts et a continué à chercher des alternatives.

Les premières expositions : Comment y arriver ?

Selon nos archives, c’est en 1930 au Musée McCord (à l’époque le Musée national McCord de l'Université McGill) qu’a eu lieu la première exposition consacrée exclusivement aux artefacts Inuit. L'exposition, qui a grandement suscité l'intérêt du public, comprenait des articles tels que des outils, des instruments et des armes amassés par Hugh A. Peck, le fils de l'une de nos fondatrices, Mrs. Alice J. Peck, ainsi que d’autres objets issus de la collection de Forbes D. Sutherland qui faisait partie du Strathcona Ethnological Museum. Les articles provenant de la collection de Hugh A. Peck ont été amassés lors de son expédition sur le S.S. Adventure en 1909 (principalement à Kuujjuaq, anciennement Fort Chimo, au Nunavik). Tout comme sa mère, « Peck a tenu un journal détaillé de son périple, avec des passages sur la traite des fourrures, les dangers affrontés, la fabrication et l'utilisation de certains outils par les Inuit et sur ses impressions du paysage et des gens qu'il a rencontrés » (Les aventuriers de l'Arctique, Musée McCord).

La Gazette détaillait dans un article tous les objets de l'exposition, incluant des objets utilitaires, des vêtements, des petits animaux et des jouets. « Un grand présentoir contient plusieurs instruments et jouets taillés en ivoire, matériau provenant des défenses de morses que l’Esquimau adapte à différents usages. Une collection de petites billes et de perles en ivoire, reliées par un fil intestinal, représente ce qui est utilisé dans le Nord comme monnaie d'échange ; l'Esquimau se procure ces perles chez les marchands pour s’en servir comme décorations sur beaucoup de ses outils » (The Gazette 1930, 5). L'exposition a définitivement préparé le terrain et l'ambiance pour ce qui allait suivre. Des adjectifs tels que curieux, fascinant et captivant sont utilisés par les médias pour décrire les objets de cette première exposition. C’était un signe évident que Montréal était prête à recevoir davantage d'œuvres Inuit et qu'il y avait un espace pour de telles créations.
Devant l'intérêt grandissant du public pour les œuvres Inuit, La Guilde tentait, dans la mesure de son possible, de mettre la main sur un plus grand nombre de pièces. L'exposition annuelle de 1931 [fig. 5] à la Montreal Art Association a engendré une forte réaction médiatique et, dans un article de La Gazette, les pièces de la collection Inuit étaient spécifiquement mentionnées : « L'exposition, soit la plus réussie que La Guilde ait jamais réalisée, tant sur le plan de la qualité des œuvres présentées que sur la quantité de visiteurs, offre un aperçu riche et complet de l'artisanat dans le Dominion. Une collection particulièrement intéressante de pièces réalisées par les habitants de la partie la plus au Nord du pays, les Esquimaux, a été rassemblée pour l’exposition » (The Gazette 1931, 9). Allant des vêtements « exotiques » aux séries « fascinantes » de phoques sculptés, chaque pièce de l'exposition était considérée incroyable.

Au cours des années suivantes, on fait souvent mention de pièces Inuit incluses dans les expositions de La Guilde. En 1939, la première exposition consacrée uniquement aux Inuit et aux Premières Nations a lieu au 2025 rue Peel, tel qu’annoncé dans les journaux [fig. 7]. On y lit : « Des exemples esthétiquement attrayants et historiquement intéressants de l'art et de l'artisanat, pratiqués par les Indiens et les Esquimaux du continent plusieurs siècles avant l'arrivée des hommes blancs et ravivés en grande partie par The Canadian Handicrafts Guild, sont inclus dans cette exposition spéciale [fig. 8] qui ouvrira demain dans les nouveaux locaux de La Guilde au 2025 rue Peel » (The Gazette 1939, 5 ; Montreal Daily Star 1939). Ce que nous trouvons fascinant en parcourant tous ces documents, c'est la manière dont la mission de La Guilde transparaît au fil des pages. Il est clair que les efforts déployés dans le Nord n'étaient guère différents de ceux déployés dans les régions éloignées le long du fleuve Saint-Laurent pour raviver les métiers d’art de toutes sortes. Pour la première fois, outre les sculptures en ivoire et en os, nous voyons une liste plus exhaustive de pièces en stéatite, telles des pots en pierre ainsi que des sculptures d'ours polaires et de morses.

Tel que mentionné, les objets confectionnés par les Inuit étaient, à l’époque, peu nombreux et difficiles à trouver. Plusieurs documents indiquent que la production artisanale dépendait fortement du rendement des activités de chasse et de piégeage de l’année. La plupart du temps, les Inuit sculptaient pour contrebalancer les pertes potentielles liées à leurs activités régulières. La Guilde commençait à être de plus en plus reconnue en tant qu’organisation souhaitant développer un marché de l'art pour les créations Inuit. Au début des années 1940, l'administration des Territoires du Nord-Ouest du ministère des ressources et du développement (plus tard connu sous le nom du ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien), a contacté La Guilde pour trouver un moyen de développer l'artisanat Inuit. Cependant, puisque 1941 était une bonne année pour la chasse, les Inuit « n'étaient donc pas intéressés par l'artisanat » (Swinton 1987, 125).
Même si les efforts avec le gouvernement n’ont pas abouti aux objectifs visés, La Guilde ne s'est pas découragée et a tenté de trouver d'autres moyens pour atteindre ses fins. Entre autres, La Guilde a envoyé des lettres aux infirmières, aux missionnaires et aux femmes de médecins établis dans le Nord, expliquant leur désir d'établir un marché stable. Le concept de « qualité » étant très subjectif, La Guilde avait même inclus des exemples du type d'œuvres qu'elle recherchait. Elle voulait préserver les savoir-faire des Inuit et s'assurer qu'ils restent authentiques à leur culture. Voici un extrait particulièrement révélateur : « Dans notre société, nous avons perdu une grande partie des savoir-faire de nos ancêtres, de même que leur capacité à utiliser ce qu’ils avaient sous la main pour l’adapter à leurs besoins. Dans tout travail que nous faisons avec les Esquimaux, il serait bon de se souvenir de cela et de les encourager à utiliser leurs propres matériaux et méthodes plutôt que de copier les nôtres. Nous avons la responsabilité de ne pas les laisser oublier leurs propres arts » (Suggestions, 1941). La lettre comprenait également une brochure avec des pièces collectionnées par les musées et des exemples et définitions de chaque type d'œuvres (vannerie, sculpture, etc.) que La Guilde souhaitait amasser grâce à l'aide de « toute personne sur le terrain souhaitant participer à l'effort » (Lighthall, Rapport annuel, 1941).

Une rencontre qui a tout changé

James Houston a tout changé. Non seulement il avait accès aux communautés du Nord et était accepté par celles-ci, mais sa vision s'alignait très bien avec celle de La Guilde. Un prochain article sera exclusivement consacré à James Houston, surnommé Saumik par les Inuit. De retour de Port Harrison (Inukjuak, Nunavik) à l'automne 1948, Houston a été référé à La Guilde par des voisins à Grand-Mère (QC). Comme George Swinton l'a souligné dans Sculpture of the Eskimo, « le terrain était bien préparé pour la nouvelle phase de l'art esquimau en général, et plus particulièrement de la sculpture en stéatite » (Swinton 1987, 125). De la même manière que La Guilde, Houston reconnaissait la beauté des pièces en pierre. Colin J. G. Molson, président du comité de la boutique, pensait que tout cela était « trop beau pour être vrai » lorsqu'ils ont conclu une entente selon laquelle La Guilde financerait les prochains voyages de Houston afin qu’il puisse acheter des œuvres Inuit au nom de La Guilde. Nous avons trouvé des dizaines de lettres, que nous avons utilisées pour reconstituer les événements qui se sont succédés, entre Molson et la Compagnie de la Baie d'Hudson visant à établir un partenariat (Lettres 1948-1949 ; Report 1948). La Compagnie de la Baie d'Hudson a donné son entière coopération au projet dès qu’elle a compris qu’il n'affecterait pas ses activités et que Houston et La Guilde s'intéressaient à d’autres types d'objets. La Compagnie de la Baie d'Hudson devait se charger de la nourriture, la pension et le transport tandis que La Guilde allait ouvrir un compte bancaire chez eux pour payer les pièces sélectionnées par Houston. Les sculptures devaient être échangées contre des chits (la monnaie utilisée par les Inuit dans leurs échanges lors du commerce de la fourrure). Ayant appris, lors du dernier voyage de Houston, que les habitants d'Inukjuak avaient besoin de moyens supplémentaires, La Guilde a envoyé Houston dans ce village, ainsi qu'à Puvirnituq et Akulivik (Cape Smith), pour commencer le projet.

Il est important de souligner que La Guilde devait passer par la Compagnie de la Baie d'Hudson, car cette dernière était « propriétaire » de la route commerciale qui permettait d'accéder aux communautés Inuit. Le fait de passer par ce système établi montrait également que l'échange se voulait profitable, puisque les Inuit recevaient une monnaie qu'ils pouvaient utiliser dans leurs activités quotidiennes. De plus, une fois qu'ils avaient compris « l'idée que nous étions prêts à acheter une quantité considérable de leurs produits artisanaux [...] l'endroit est devenu un véritable pôle d'activité » (Houston 1951, 38). Le mandat de Houston impliquait également la création de ports dans différentes régions où les objets pouvaient être achetés par le biais du système déjà établi par la Compagnie de la Baie d'Hudson. Les responsables des ports acceptaient des sculptures Inuit au nom de La Guilde, permettant ainsi que le projet se poursuive longtemps après le départ de Houston. Quelques éléments méritent d’être soulignés :

La Guilde avait pour politique d'acheter tout ce qui était réalisé par des enfants afin d'encourager la poursuite de ce type d'activités auprès des générations futures

Houston considérait tous les objets de sa sélection comme des œuvres d'art, reconnaissant le potentiel et la valeur artistique de chaque pièce.

Les Inuit ont une relation et une compréhension approfondies de leur environnement, tant physique que culturel, qui se manifestent dans tous les aspects de leurs œuvres. Ce lien profond, développé par une observation attentive de leur environnement, s'aperçoit tant dans les sujets abordés que dans les détails et la forme d'un animal.

Les compétences acquises lors de la fabrication d'outils ou de kayaks peuvent facilement être transférées à la création d'œuvres d'art.

La Guilde n'a pas enseigné les connaissances nécessaires pour produire ces pièces, mais a plutôt encouragé et poussé les Inuit à utiliser leur imagination. Ainsi, le champ de l’art Inuit qu'ils créaient devait être fidèle à leur esthétique et à leur mode de vie.

En automne 1949, Houston est revenu de son voyage avec près de mille articles [fig. 9-12]. L’exposition prévue pour la fin du mois de novembre devait durer une semaine entière. Au grand étonnement de tous, la totalité des mille articles s’est vendue en seulement trois jours. C’est ce que nous pouvons appeler un succès ! C'était la toute première exposition purement dédiée à la présentation et à la vente d'art Inuit. Bien que La Guilde n'ait pas été la seule à se lancer dans de telles activités, elle a été la première à y parvenir avec succès. Elle reconnaissait la nécessité d'un marché pour l'art Inuit et, grâce à sa détermination et à son travail acharné, La Guilde a pu valoriser, encourager et promouvoir l’art Inuit. Cette belle aventure démontre que lorsque nous nous engageons dans un projet avec respect et intégrité, les personnes concernées voudront s'impliquer et trouver des moyens pour le concrétiser. Nous sommes conscientes du fait que les actions de nos ancêtres n’ont pas toujours été parfaites, mais nous continuons à voir des moments de véritable dévouement qui nous rendent fières de travailler pour une organisation qui n'a pas accepté le système mis en place par le gouvernement colonial.

Genevieve Duval
Responsable de la programmation et des communications

Note sur les dénominations

Dans le contexte actuel, nous demandons à tous de s'abstenir d'utiliser les termes Esquimau, Indien ou indigène. Selon l'Indigenous Foundation de la University of British Columbia (Terminology, Indigenous Foundation) :

INUIT signifie « peuple » en Inuktitut. Ce terme désigne certains groupes de personnes vivant dans les régions au nord du Canada qui ne sont pas considérées comme des « Indiens » selon la loi canadienne.

PREMIÈRE NATION désigne les peuples autochtones du Canada qui ne sont ni Métis, ni Inuit.

MÉTIS désigne un ensemble de cultures et d'identités ethniques issues des unions entre les Premières Nations et les Européens au Canada.

AUTOCHTONE désigne les Premières Nations, les Métis et les Inuit.

INDIGÈNE désigne une personne ou une chose qui est originaire d'un lieu particulier. Ce terme ne désigne pas une ethnie spécifique (telle que les Premières Nations, les Métis ou les Inuit).

INDIEN désigne l'identité juridique d'une personne des Premières Nations inscrite en vertu de la Loi sur les Indiens. Le terme « Indien » ne doit être utilisé que dans son contexte juridique.

RÉFÉRENCES

  • Annonce (Conférence de M. Leden), 1912. C10 D1 005 1912. Les archives de La Guilde, Montréal, Canada.
  • Dédicace (sur les deux premières pages du livre), 1911. C11 D1 056 1911. Les archives de La Guilde, Montréal, Canada.
  • « Canadian Handicrafts Guild Encourages Home Industry. » Arts, Journal, Samedi 18 mars (1916).The Gazette, Samedi 6 décembre (1930 : 5).
  • « Handicrafts Of Native Tribes Are Revived. » Montreal Daily Star, Mercredi 15 novembre (1939).
  • « Handicraft Prize List Announced: Exkimo Garments. » The Gazette, Samedi 31 octobre (1931: 9).
  • « Home and Handicrafts Exhibition », 1902. C10 D1 001 1902. La Guilde Archives, Montreal, Canada.
  • Houston, James A.. « Eskimo Sculptors. » The Beaver, June (1951: 34-39).
  • « Indian Handicraft Exhibited by Guild. » The Gazette, Mercredi 15 novembre (1939: 5).
  • « Les aventuriers de l'Arctique - Hugh A. Peck » Musée McCord. Consulté le 21 août 2021. http://collections.musee-mccord.qc.ca/fr/collection/artefacts/L19.30.
  • Lettres and Échanges, 1948-1949. C10 D1 022A 1948, C10 D1 023 1949, C10 D1 024 1949. Les archives de La Guilde, Montréal, Canada.
  • Lighthall, Alice M. S.. « Indian and Eskimo Committee. » Rapport annuel de The Canadian Handicrafts Guild, Montréal, 1941. Les archives de La Guilde, Montréal, Canada.
  • Peck, Alice. Sketch of the Activities of the Handicrafts and of the Dawn of the Handicraft Movement in the Dominion. Montréal: Canadian Handicrafts Guild, 1929.
  • « Report of the Indian and Eskimo Committee », 1948. C10 D1 022B 1948. La Guilde Archives, Montreal, Canada.
  • « Suggestions for Eskimos Handicrafts », 1941. C10 D1 017 1941. Les archives de La Guilde, Montréal, Canada.
  • Swinton, George. Sculpture of the Eskimo. Toronto: McClelland & Stewart Ltd, 1987.
  • « Terminology. » Indigenous Foundation. Accessed August 22, 2021. https://indigenousfoundations.arts.ubc.ca/terminology/.

Images

(1-3) Cadeau royal à l'occasion du couronnement de la reine Mary, 1911, C11 D1 056 1911.
(4) Greenland Eskimau, 1928-1930, C10 D1 010 1930.
(5) Exposition au Montreal Art Association, 1931, C10 D1 011 1931.
(6) Exposition au Montreal Art Association: Prêts, section indienne, 1933, C4 D1 033 1933.
(7) Annonce publicitaire, 1939, C10 D1 015 1939.
(8) Exposition Indienne-Esquimau, 1939, C10 D1 015 1939.
(9-12) Sélection de James Huston, 1949, C10 D1 026 1949.
© Les archives de La Guilde, Montréal, Canada.


2 commentaires


  • Caroline Harvey

    Fascinant en effet; toujours hâte de lire la suite!


  • Judith Burch

    Fascinating background information. Thank you!