30 juillet au 12 septembre 2026
Liste des oeuvres disponible bientôt
ᐃᓕᓴᑦᑕᐅᒋᐊᓕᒃ - Ilisattaugialik: Ce qui doit être appris
Cette exposition de la collection permanente explore la relation entre les animaux et les autres créatures vivantes à travers une sélection d’objets et d’œuvres d’art conçu.e.s par les artisans et artistes du Nunavik et conservés dans la collection permanente de La Guilde. Par le biais d’ une multitude d'objets fonctionnels et décoratifs, cet ensemble d’œuvres aborde le thème de l’Inuit Qaujimajatuqangit. Composée de six principes, cette exposition s’inscrit dans la lignée du qanurtuuqatiqiinniq qui se traduit par « être innovant et débrouillard».
Étant donné que la phrase Inuktitut [Inuit Qaujimajatuqangit] est souvent traduit comme “savoirs traditionnels Inuit”, il peut être davantage compris comme un terme qui englobe la matrice complexe des savoirs écologiques, valeurs sociétales, cosmologies, perspectives, et langage Inuit. Le terme Inuit Qaujimajatuqangit provient du verbe qaujima ou ‘de savoir’, qui réfère à ‘ce que les Inuit ont toujours connue comme vérité” (Igloliorte, 102) (Traduction de l’auteur.ice)
En retraçant les chronologies de l’histoire inuite et de l’histoire coloniale, l’exposition met l'accent sur l'ingéniosité de la création inuite comme une forme d'écotechnologie née des relations symbiotiques de travail entre les humains et les animaux. Ces objets et documents invitent à explorer la perspective singulière des artisans du Nunavik qui évoluent dans un monde en mutation marqué par une emprise coloniale croissante. L’exposition met aussi en valeur des œuvres produites par des artistes du Nunavut. Présentées ensemble, ces œuvres permettent d’approfondir la connaissance des histoires méconnues du Nord-du-Québec du milieu du 20e siècle à nos jours.
Débutant avec des exemples des premiers gestes, acquisitions, et publications de La Guide sur cette région, l’ exposition explore la connexion profonde entre la vie animale et humaine au Nunavik. À travers des représentations de la vie animalière et l’écotechnologie inuite, mettant l’ emphase sur la cohabitation et l’ influence des êtres vivants sur les uns et les autres, cette sélection constitue une analyse historico-artistique de l’impact rapide des changements technologiques sur les relations entre les humains et les autres membres du monde vivant au Nunavik pendant la période du Contact; et de la manière dont cette influence se fait toujours sentir aujourd’hui.
ᐃᓕᓴᑦᑕᐅᒋᐊᓕᒃ - Ilisattaugialik: Ce qui doit être appris, présentée dans le cadre des expositions de Thomas Whiteley, QAMUTIK et Mary Paningajak, Pride and Joy respectivement, est également présentée en collaboration avec le Festival international Présence autochtone.
Vernissage : Jeudi le 30 juillet à partir de 17 h 30
À PROPOS DE TERRES EN VUES
Terres en Vues est le maître d’œuvre du Festival international Présence autochtone, manifestation culturelle et artistique multidisciplinaire qui fait de Montréal, pendant dix jours en août, le chef-lieu de la créativité indigène des trois Amériques. Trois objectifs stratégiques avaient été fixés lors de la fondation en 1990 : créer un grand festival des Premières Nations à Montréal, commémorer et remémorer la Grande Paix de Montréal de 1701 lors de son tricentenaire, amener l’établissement d’un lieu permanent pour les cultures premières dans la métropole québécoise. Mission : Arrimer la renaissance artistique et culturelle des premiers peuples au dynamisme culturel d’une grande métropole dans une perspective de développement durable basée sur l’amitié entre les peuples, la diversité des sources d’expressions comme richesse collective à partager et la reconnaissance de la spécificité des Premières Nations.
