30 juillet au 12 septembre 2026
Liste des oeuvres disponible bientôt
Thomas Whiteley (ᑖᒥᓴ)
Dans le cadre de la 36e édition du Festival international Présence autochtone, La Guilde est fière de présenter « QAMUTIK », la première exposition solo de l’artiste Thomas Whiteley, originaire de Kuujjuaq. Cette exposition rend hommage à la pratique du traîneau traditionnel inuit et à l’ingéniosité qui sous-tend la conception du « qamutik », le traîneau lui-même. Plus qu’un simple moyen de transport, le qamutik est un symbole de liberté, de prospérité et d’autonomie. Il incarne un magnifique partenariat entre l’homme et les chiens. Il rappelle une époque où les Inuit jouissaient d’une pleine souveraineté sur leur mode de vie. Plusieurs décennies après le massacre des chiens au Nunavik, la tradition persistante du « qimutsik » (traîneau à chiens) témoigne de la résilience de la culture inuite.
D’après environ 200 témoignages d’Inuit du Nunavik, une série d’abattages de chiens a été menée […] par des responsables des gouvernements canadien et québécois, ou leurs représentants dans plusieurs communautés du Nunavik, du milieu des années 1950 jusqu’à la fin des années 1960. (Makivvik)
Au cours de cette période, plus de 1 000 chiens ont été abattus au Nunavik et au Nunavut. Ce massacre a entraîné une précarité alimentaire et économique et a profondément bouleversé le mode de vie des Inuit depuis.
Si le lien étroit qui unit les Inuit à leurs chiens a été menacé, il est loin d’avoir disparu. Pour sa première exposition à Montréal, Thomas Whiteley met en lumière la revitalisation du traîneau à chiens à travers la gravure et le travail du bois. Son installation immersive explore en profondeur le rôle du qamutik en tant que vecteur de transmission du savoir, d’innovation liée au territoire et de pérennité culturelle, ainsi que celui de symbole concret et durable d’autonomie et de bien-être, tant pour la population humaine que canine du Nunavik.
Thomas Whiteley tient à remercier l’Institut culturel Avataq et le Conseil des arts du Canada pour leur soutien dans le développement du projet.
Texte par Thomas Whiteley et Katsitsanoron Dumoulin-Bush
Vernissage : Jeudi le 30 juillet à partir de 17 h 30
BIOGRAPHIE
Thomas est un artiste visuel originaire de Kuujjuaq, QC. Bien qu’il ait toujours eu un intérêt pour l’art, ce n’est qu’en 2024 qu’il a commencé à se consacrer plus sérieusement à la gravure. Après avoir suivi une formation de trois semaines avec l’artiste professionnelle Nadine Bariteau, à Kuujjuaq, il a acquis de nouveaux outils et techniques qui lui ont permis de développer sa pratique artistique. Depuis lors, Thomas Whiteley a créé un grand nombre d’estampes. Son travail a été exposé dans de nombreuses galeries, telles que la galerie Tivi (Kuujjuaq), La Guilde (Montréal) et la Campbell River Art Gallery (C.-B.) et fait partie d’une collection institutionnelle. Il a également reçu une bourse du Conseil des arts du Canada.
Son travail de pilote pour Air Inuit continue d’alimenter son inspiration artistique en lui offrant une perspective unique sur les paysages nordiques et la culture inuite. Aujourd’hui, Whiteley se spécialise dans la gravure sur bois et la linogravure. Il reste dédié à représenter son mode de vie nordique, la culture inuite moderne et de sa relation avec la terre et les animaux.
À PROPOS DE TERRES EN VUES
Terres en Vues est le maître d’œuvre du Festival international Présence autochtone, manifestation culturelle et artistique multidisciplinaire qui fait de Montréal, pendant dix jours en août, le chef-lieu de la créativité indigène des trois Amériques. Trois objectifs stratégiques avaient été fixés lors de la fondation en 1990 : créer un grand festival des Premières Nations à Montréal, commémorer et remémorer la Grande Paix de Montréal de 1701 lors de son tricentenaire, amener l’établissement d’un lieu permanent pour les cultures premières dans la métropole québécoise. Mission : Arrimer la renaissance artistique et culturelle des premiers peuples au dynamisme culturel d’une grande métropole dans une perspective de développement durable basée sur l’amitié entre les peuples, la diversité des sources d’expressions comme richesse collective à partager et la reconnaissance de la spécificité des Premières Nations.

